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Je crée
ma société…
Quels
sont les points auxquels je dois absolument faire attention
?
Existe-t-il un régime
d’assurance chômage pour les mandataires
sociaux ?
Pour créer
ma société, je manque de capitaux : dois-je
démarrer ?
Ma société
fonctionne, mais j’ai un problème
Je
subis une crise. Est-ce normal ?
Mon chiffre
d’affaires s’effrite de façon permanente.
Je n’arrive pas à le faire remonter.
Un compétiteur
arrive sur mon marché en cassant les prix.
Je suis tranquille
sur mon créneau… tout va bien ?
Mon marché
est en diminution en France. L’export est-il une
solution ?
J’ai
un solide plan de développement, mais mes actionnaires
ne sont pas d’accord pour le financer. Quelles
sont les solutions alternatives ?
J’ai
formalisé un plan d’action en début
d’année, mais je n'ai pas l’impression
que les choses avancent, et je n’ai pas le temps
de vérifier.
Je n’ai
pas une vue synthétique de mes problèmes
de trésorerie : comment les analyser pour savoir
où faire porter mes efforts en priorité
?
Mes marges
sont bonnes mais mes résultats chutent : je voudrais
savoir où et dans quelle proportion je dois faire
porter mes efforts ?
Mon banquier
et moi
J’ai
un investissement important à faire et ma banque
me propose un prêt.
J’ai la trésorerie nécessaire :
faut-il accepter le prêt ?
Ma banque me
donne satisfaction, mais je suis contacté par
une autre banque. Faut-il donner suite ?
Ma banque me
demande des engagements personnels. Dois-je accepter
?
Existe-t-il
d’autres engagements personnels ?
Mon
entreprise et son marché
Qu’est-ce
que le management stratégique ?
Je n’ai
pas de temps à accorder à la surveillance
du marché.
Suis-je dépendant
de mes clients ?
Je veux saisir
de nouvelles opportunités. Quelle diversification
choisir ?
A quoi peut
me servir l’identification des segments de marché
?
A quoi sert
l’actualisation du business plan ?
A
propos de mes collaborateurs
Faut-il
associer le personnel dans la stratégie globale
de l’entreprise ?
Comment gérer
le départ d’un collaborateur clé
?
Mon
entreprise a de grosses difficultés risquant
de compromettre son avenir. Qui peut m’aider ?
Quelles
sont les structures dédiées à la
prévention ?
J’ai
des problèmes pour payer mes dettes fiscales
et sociales. Quels sont les services auxquels je peux
m’adresser ?
J’ai
des difficultés, mais je crains le Tribunal de
commerce. La justice consulaire est-elle vraiment capable
de me comprendre et de m’aider ?
Quelles sont
les procédures qui me sont offertes, alors que
mon entreprise rencontre de graves difficultés
?
Je crée ma société…
Quels
sont les points auxquels je dois absolument faire attention ?
Les formalités permettant de créer une
société sont très simples. Toutefois,
gérer cette société et faire en
sorte qu’elle évolue dans de bonnes conditions
demande de connaître un certain nombre de pièges
à éviter. Nous en avons identifié
dix.
Les
10 pièges à éviter (PDF)
Existe-t-il
un régime d’assurance chômage pour
les mandataires sociaux ?
Le régime GSC a été créé
à l'initiative des instances patronales (le MEDEF,
la CGPME et l'UPA), pour combler une lacune importante
: le statut de chef d'entreprise ne confère pas
la possibilité de bénéficier du
régime Unedic-Assedic. Le régime GSC va
donc s'adresser à toutes les personnes qui sont
exclues du régime Unedic-Assedic : entrepreneur
individuel, artisan, commerçant, gérant
de SARL, président et directeur général
de SA, SAS.
La
GSC
Pour
créer ma société, je manque de
capitaux : dois-je démarrer ?
Oui, vous pouvez.
Toutefois, si l’on démarre une activité
nécessitant peu de ressources, cela signifie
que la barrière d’entrée pour un
éventuel concurrent est basse. Si l’activité
est porteuse, il y aura forcément des candidats
! Pour prendre une part de marché et la conserver,
il faudra alors nécessairement avoir un avantage
concurrentiel, que ce soit une structure de coût
adaptée ou une différenciation bien verrouillée.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
Ma société
fonctionne, mais j’ai un problème
Je
subis une crise. Est-ce normal ?
La crise doit être considérée comme
un événement normal dans la vie de l’entreprise.
Même une entreprise bien gérée peut
être soumise à des chocs extérieurs
sur lesquels elle n’a pas de prise (défaillance
d’un client important, retournement du marché,
départ d’un collaborateur clé…).
La manière dont l’entreprise s’y
est préparée conditionne largement sa
capacité de réaction.
Mon
chiffre d’affaires s’effrite de façon
permanente. Je n’arrive pas à le faire
remonter.
Des signes avant-coureurs d’un changement à
venir sont souvent visibles pour un observateur attentif
à son marché. Assurez-vous que vos collaborateurs
et vous-même prenez le temps de capter les signaux
et tendances de votre marché.
Un
compétiteur arrive sur mon marché en cassant
les prix.
Il n’existe que deux sortes d’avantages
concurrentiels :
+ L’avantage prix
+ L’avantage par différenciation
Dans la recherche d’une position concurrentielle,
ces deux types d’avantages peuvent se décliner
ensuite de deux façons :
+ Positionnement global sur tous
les segments
+ Positionnement ciblé sur un segment : niche
Le
management stratégique ( PDF)
Je
suis tranquille sur mon créneau… tout va
bien ?
Même si votre situation est positive et le marché
favorable, votre vigilance doit être permanente
et formalisée. Vous devez impérativement
rester en veille : de nouveaux produits, de nouvelles
technologies, de nouvelles habitudes de consommation
changent constamment la donne sur un segment de marché.
Mon
marché est en diminution en France. L’export
est-il une solution ?
Le développement international est un élément
clé d’une stratégie de diversification.
Il est cependant long, coûteux et parfois générateur
de dérapages budgétaires. La recommandation
est de commencer prudemment. Une stratégie efficace
et peu coûteuse consiste, par exemple, à
accompagner à l’international ses clients
existants.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
J’ai
un solide plan de développement, mais mes actionnaires
ne sont pas d’accord pour le financer. Quelles
sont les solutions alternatives ?
+ Les capitaux propres (pour les sociétés
en création, apport de l’entrepreneur,
apport de proches, prêts d’honneur, capital
risque …)
+ Les emprunts obligataires (réservés
à des entreprises d’une certaine taille)
+ Le crédit-bail immobilier (le prêteur
est sécurisé car il reste propriétaire
de l’immeuble)
+ Les lease back immobiliers (moyen de mobiliser
des fonds pour conforter la structure de l’entreprise)
+ Les subventions (aides à l’innovation,
aides au développement international, aides
au développement régional)
+ Les prêts participatifs et les prêts
garantis (accordés dans le cadre d’une
politique de développement et de maintien du
tissu économique local)
+ Les crédits de restructuration (consolidation
du fonds de roulement pour reconstituer la structure
du bilan)
En savoir plus
: cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
J’ai
formalisé un plan d’action en début
d’année, mais je n'ai pas l’impression
que les choses avancent, et je n’ai pas le temps
de vérifier.
Seule une actualisation formalisée du business
plan permet de se poser la question des dérives
par rapport aux prévisions et des moyens d’y
remédier. Parfois, la route suivie est bonne,
même si ce n’est pas celle prévue.
Souvent des corrections de faible importance sont à
apporter. De temps en temps, c’est la stratégie
dans son ensemble qui doit être revue. Si vous
n’avez pas le temps, l’exercice minimum
consiste à revoir la validité des points
suivants :
+ La validation du positionnement stratégique
+ La conformité des résultats financiers
et leur évolution prévisible
+ L’adéquation des moyens.
Le
business plan
Je
n’ai pas une vue synthétique de mes problèmes
de trésorerie : comment les analyser pour savoir
où faire porter mes efforts en priorité
?
Un tableau prévisionnel mois
par mois et portant sur une année est nécessaire
afin d’anticiper des difficultés. Il doit
être complété par un tableau hebdomadaire
portant sur les deux mois qui viennent, afin d’éviter
des tensions ponctuelles en cours de mois. Surtout,
il doit être actualisé, toutes les semaines
pour le tableau hebdomadaire, et tous les mois pour
les prévisions annuelles. Cela permet d’intégrer
rapidement tout événement pouvant avoir
un impact sur la trésorerie, et d’anticiper
les mesures correctives.
Mes
marges sont bonnes mais mes résultats chutent
: je voudrais savoir où et dans quelle proportion
je dois faire porter mes efforts ?
Plusieurs points sont à étudier :
+ Connaître l’évolution de la
demande et la satisfaction des clients (anticiper
les facteurs susceptibles de modifier la demande)
+ Equilibrer son portefeuille clients (la dépendance
vis-à-vis d’un petit nombre de clients
ou d’un client clé est un facteur majeur
de fragilité)
+ Prévoir l’apparition de produits de
substitution
+ Saisir les nouvelles opportunités
+ Segmenter le marché (l’analyse de
la segmentation s’applique à la majorité
des marchés, et permet de déterminer
sur chaque segment une position concurrentielle claire)
+ Etudier le marché (c’est la responsabilité
du chef d’entreprise, et vous devrez également
entraîner vos collaborateurs à cette
dynamique)
Mon banquier et moi
J’ai
un investissement important à faire et ma banque
me propose un prêt.
J’ai la trésorerie nécessaire :
faut-il accepter le prêt ?
Le chef d’entreprise préfère utiliser
ses liquidités plutôt que de demander un
financement qui aura nécessairement un coût.
La démarche des banques est exactement inverse
: elles financeront plus facilement une entreprise ayant
une trésorerie excédentaire, qu’une
entreprise « sur la corde raide ». Il faut
autant que possible conserver une réserve de
trésorerie. Cette démarche n’est
pas naturelle, mais elle est indispensable dans une
optique de prévention et relativement peu coûteuse
dans un contexte de taux d’intérêts
bas.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
Ma
banque me donne satisfaction, mais je suis contacté
par une autre banque.
Faut-il donner suite ?
L’expérience montre la nécessité
d’avoir au minimum deux banquiers dès le
début de l’activité, voire plus
si le volume le justifie. Certaines banques seront mieux
disposées pour accorder un financement moyen
terme, d’autres pour du financement du compte
client. C’est à l’entreprise de tirer
parti de ces diversités et de différencier
ses demandes.
Ma
banque me demande des engagements personnels. Dois-je
accepter ?
Le dirigeant qui est naturellement optimiste aura confiance
dans son entreprise et hésitera peu avant de
s’engager. Mais quelquefois, il n’a pas
le choix. Le plus souvent, il faut faire comprendre
aux banques, parfois au fisc ou aux organismes sociaux,
que le chef d'entreprise a suffisamment investi pour
ne pas se voir encore menacé dans ce qui représente
son patrimoine personnel et familial. Une telle menace
a en outre un effet contre-productif : le dirigeant
peut être tenté de prendre des décisions
à court terme pour éviter un appel de
caution, au détriment de la survie à long
terme de l’entreprise.
Existe-t-il
d’autres engagements personnels ?
Quand un chef d'entreprise est actionnaire majoritaire,
il peut être tenté de faire un apport en
compte courant quand l’entreprise se trouve dans
une situation de trésorerie « tendue ».
C’est une démarche dangereuse quand elle
n’est pas strictement maîtrisée.
En effet, les comptes courants d’actionnaires
sont au dernier rang des créances remboursables
en cas de difficulté. Plus encore, un retrait
précipité, s’il met l’entreprise
en difficulté, peut être reproché
au dirigeant.
S’il est majoritaire, le chef d'entreprise a
tendance à considérer que sa rémunération
est une variable d’ajustement naturelle. Il va
augmenter sa rémunération quand la situation
va bien, et moins se payer quand elle va mal. C’est
un fonctionnement anormal et dangereux. Cette approche
supprime la distinction entre l’entreprise et
l’individu, qui est à la base du fonctionnement
d’une société commerciale.
Mon entreprise et
son marché
Qu’est-ce
que le management stratégique ?
C’est une démarche indispensable pour toute
entreprise, même en bonne santé. Elle doit
s’attacher aux éléments clés
qui vont conditionner le développement futur
(produits, marchés, concurrence, clients…).
Le
management stratégique (PDF)
Je
n’ai pas de temps à accorder à la
surveillance du marché.
N’hésitez pas à recourir à
une aide extérieure. Bien encadré, un
conseil extérieur présente l’avantage
d’une vision différente et élargie
de votre marché. Le coût peut être
ajusté à la taille de votre activité,
et il est même possible de confier l’analyse
à des étudiants stagiaires. L’essentiel
est de conserver la maîtrise de la décision
à prendre.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
Suis-je
dépendant de mes clients ?
La dépendance vis-à-vis d’un petit
nombre de clients ou d’un client clé est
un facteur majeur de fragilité. Le minimum est
de connaître son degré de dépendance
et de suivre régulièrement cet indicateur.
Un client représentant plus de 20% de l’activité
devient un facteur de risque. Il en est de même
si 3 ou 4 clients constituent plus de 50% du chiffre
d’affaires.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
Je
veux saisir de nouvelles opportunités. Quelle
diversification choisir ?
+ La diversification produit : mêmes clients,
autres produits
+ La valorisation d’une activité de
service ou d’ingénierie
+ Mêmes technologies, marchés différents
+ Développement international
A
quoi peut me servir l’identification des segments
de marché ?
+ Maximiser le développement d’un produit
+ Trouver une protection contre les attaques de la
concurrence
+ Servir un marché limité mais lucratif
+ Adapter l’offre à la demande pour
maximiser les marges
A
quoi sert l’actualisation du business plan ?
Ce document est la synthèse des objectifs, besoins
et résultats de votre entreprise à long
terme. Il permet d’analyser le marché,
de comprendre le positionnement de votre entreprise,
d’établir des objectifs qualitatifs et
quantitatifs.
Le
business plan (PDF)
A propos de mes collaborateurs
Faut-il
associer le personnel dans la stratégie globale
de l’entreprise ?
Dans les PME, la gestion des ressources humaines n’est
souvent pas intégrée dans la stratégie
globale de l’entreprise. Associer son personnel
est cependant un facteur majeur de prévention.
Les salariés sont en contact avec les clients
et ont une perception assez précise de leurs
besoins et de leurs attentes.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
Comment
gérer le départ d’un collaborateur
clé ?
Le départ d’un collaborateur est le plus
souvent une perte pour l’entreprise. Elle peut
être dramatique si son savoir-faire n’est
pas en partie partagé au sein de la société.
Il convient donc de s’assurer que les informations
clés sont suffisamment connues et structurées
pour permettre une transition en cas de départ.
En savoir plus :
cf. ouvrage Chefs d’entreprise…
Mon entreprise a de grosses
difficultés risquant de compromettre son avenir.
Qui peut m’aider ?
Quelles
sont les structures dédiées à la
prévention ?
+ Les Tribunaux de commerce disposent de structures
de prévention des défaillances d'entreprise.
Il est conseillé au dirigeant de prendre contact
avec le Président du Tribunal de commerce dès
la détection des premières difficultés
sérieuses.
+ La plupart des Chambres de commerce disposent également
d’outils de prévention.
+ Les CIP sont des organismes d'accompagnement des
chefs d'entreprise en difficulté réunissant
des experts-comptables, avocats, juges consulaires
honoraires. Ils organisent des entretiens gratuits
confidentiels.
J’ai
des problèmes pour payer mes dettes fiscales
et sociales. Quels sont les services auxquels je peux
m’adresser ?
La Trésorerie Générale
intervient comme relais de l’action gouvernementale.
Elle intervient également comme interlocuteur
privilégié des entreprises par le biais
de deux commissions :
+ La CCSF (Commission des chefs de services financiers)
+ Le CODEFI (Comité départemental d'examen des problèmes de financement des entreprises)
La
CCSF (PDF)
Le
CODEFI (PDF)
J’ai
des difficultés, mais je crains le Tribunal de
commerce. La justice consulaire est-elle vraiment capable
de me comprendre et de m’aider ?
La justice consulaire est une justice de marchands,
faite pour des marchands. Les juges des tribunaux de
commerce sont, avant d'être juges, des entrepreneurs.
Ils ont tous connu les affres des échéances,
la perte d'un client, les tracasseries administratives
ou fiscales, la baisse du chiffre d'affaires, les conflits
sociaux ou plus simplement la concurrence. Ils sont
élus par leurs pairs entrepreneurs, et reçoivent
une formation juridique et judiciaire permanente.
Quelles
sont les procédures qui me sont offertes, alors
que mon entreprise rencontre de graves difficultés
?
Le Tribunal de commerce est habilité à
mettre à la disposition des chefs d’entreprise
des mesures de prévention :
+ Le mandat ad hoc
+ La procédure de conciliation
Par ailleurs, il existe la procédure de sauvegarde
instaurée par la Loi du 26 juillet 2005 (nouvelle
procédure de redressement réservée
aux entreprises qui ne sont pas en état de cessation
des paiements).
Lorsque l’entreprise est en état de cessation
des paiements avéré, il reste 2 possibilités
:
+ Le redressement judiciaire en vu de l’élaboration
d’un plan de continuation
+ La liquidation judiciaire quand aucune possibilité
de redressement n’existe
Les
procédures (PDF)
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